Le rédacteur en chef de MTSI a présenté notre revue lors d’un atelier du GRISOF. L’occasion de rappeler les principes directeurs de notre publication.

Le GRISOF, Groupe de réflexion et d’information en science ouverte francophone, a réuni le 30 novembre un atelier dématérialisé qui a été  l’occasion pour Jean-Philippe Chippaux, rédacteur en chef de Médecine Tropicale et Santé Internationale (MTSI), de présenter la revue aux partenaires officiels de ce groupe,  CAMES (Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur), CADMEF (Conférence africaine des doyens et des facultés de médecine d’expression française), SPEPS (Syndicat de la presse et de l’édition des professions de santé), AUF (Agence universitaire de la francophonie), Réseau des bibliothécaires des facultés des sciences de la santé.

Les spécificités de MTSI, une revue francophone au service de la santé au Sud, ont été rappelées.

Médecine Tropicale et Santé Internationale s’inscrit dans la continuité de plusieurs revues francophones historiques dédiées à la médecine et à la santé tropicale : Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, Médecine Tropicale, Cahier Santé, Médecine et Santé Tropicales. Organe international multidisciplinaire résolument francophone, MTSI reprend leurs objectifs scientifiques et pédagogiques, en facilitant la publication de travaux issus des pays en développement, en offrant une large vision et une expertise moderne de la santé tropicale et internationale. Il est ouvert à tous les médecins, vétérinaires, personnel de santé, anthropologues, chercheurs et praticiens travaillant dans le domaine de la médecine tropicale humaine et animale, la santé publique dans les pays en voie de développement et la santé internationale. Dépassant le cadre tropical, MTSI s’intéresse à toutes les pathologies ou questions de santé cosmopolites, quelle que soit la discipline, dès lors que les spécificités tropicales sont soulignées. Outre les travaux scientifiques présentés sous la forme d’articles originaux, MTSI propose un magazine professionnel rendant compte de la vie et de l’actualité de la médecine tropicale prise comme discipline transverse (tribune, débat, programmes de santé publique et coopérations, formations, etc.).

La Société francophone de médecine tropicale et santé internationale (SFMTSI, successeur de la Société de pathologie exotique fondée en 1908) a volontairement choisi l’indépendance et la gratuité – pour les auteurs comme pour les lecteurs – en éditant elle-même sa revue MTSI en ligne sans le recours aux grands éditeurs. Les articles sont publiés sans frais de publication et accessibles gratuitement sur le site de la SFMTSI. Ils sont référencés sur PubMed et Google Scholar. De plus, leur parution est annoncée dans son réseau comportant près de 5 000 abonnés.

Chaque manuscrit est examiné par le comité de rédaction (CR) composé de six personnes expérimentées en médecine et santé tropicale et en édition scientifique. Le CR désigne des experts reconnus sur le plan international, dont les critiques sont envoyées aux auteurs. Après une éventuelle révision du manuscrit, un comité scientifique d’une trentaine de personnalités médicales et scientifiques valide l’article avant sa publication. L’édition électronique permet une mise en ligne rapide des articles dès leur acceptation. Le CR et les experts accompagnent les auteurs tout au long de ce processus.

Les manuscrits doivent être soumis selon un format académique exposant clairement le sujet et les objectifs de l’étude, donnant une description détaillée des matériels et méthodes et les résultats obtenus. La discussion présente une brève synthèse des résultats, les limites de l’étude et des explications et commentaires sur les données afin de les contextualiser en fonction des moyens disponibles, de l’environnement naturel, socioéconomique et culturel. La conclusion rappelle les résultats significatifs, souligne les particularités et apports de l’étude au domaine concerné, et propose des recommandations précises et réalistes. La bibliographie doit être pertinente et actualisée. Au cours de la préparation du manuscrit, nous insistons pour que les auteurs suivent strictement les recommandations aux auteurs (http://revuemtsi.societe-mtsi.fr/index.php/bspe-articles/information/authors) afin d’éviter une perte de temps lors de son évaluation et de son édition.

Le comité de rédaction insiste pour que l’abstract ne soit pas une simple traduction du résumé mais plutôt une synthèse de l’article permettant au public anglophone de mieux appréhender les résultats de l’étude et les commentaires les plus importants.

Les principales insuffisances rencontrées par le comité de rédaction sont une discussion et une conclusion inadaptées et ne mettant pas en valeur le travail effectué par les auteurs. La discussion est généralement faiblement argumentée, répétant inutilement les résultats et effectuant, sans justification ni pertinence, des comparaisons avec d’autres études qui utilisent des méthodologies et des critères différents, ou qui ont été effectuées dans des conditions sans lien avec l’étude. La conclusion est le plus souvent trop générale, non étayées par les résultats et la discussion. Elle ne relève qu’exceptionnellement les points forts et les limites de l’étude et ne fait pas de recommandations pratiques adaptées aux conditions locales.