QUI SOMMES-NOUS ?

La Société francophone de médecine tropicale et santé internationale a été fondée en 1907 par Alphonse Laveran, découvreur du parasite du paludisme et prix Nobel. Inscrite dans l’évolution de la santé internationale, elle regroupe des centaines de spécialistes francophones de la médecine tropicale, au Nord et au Sud.

La société est un lieu d’action, de réflexion et d’échange ouvert à tous les acteurs de la médecine et de la santé en milieu tropical, quelles que soient leurs formation, discipline et expérience, dans les pays du Nord et du Sud.

Société reconnue d’utilité publique.

ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT

Burkina Faso : Jean-Noël Poda
Cambodge : Veasna Duong
Cameroun : Albert Samé-Ekobo
Madagascar : Mamy Randria
Mali : Assitan Wakane Sackho
Sénégal : Mamadou Aliou Barry
Vietnam : Pham Minh Khue

Présentation des correspondants

Rôle des correspondants

Le secrétariat de la société est assuré par Sylviane Le Gurun

+ (33) 9 67 65 17 33

[email protected]

À venir

HISTORIQUE

Jusqu’en 1980, l’enseignement n’avait pas été vraiment le souci de la Société ; il ne figurait d’ailleurs pas dans ses objectifs. On peut cependant considérer que le soin de conserver documents et échantillons scientifiques envoyés par les membres éloignés travaillant sur le terrain et la constitution d’une bibliothèque réunissant périodiques et ouvrages reçus ou acquis étaient l’amorce d’une action de formation.

Un effort allant dans le même sens peut être trouvé dans la création, en 1943, d’un centre de documentation de pathologie exotique, distinct de la bibliothèque et organisé en six sections : microbiologie, parasitologie, pathologie humaine, patholo­gie vétérinaire, sciences pharmaceutiques chimiothérapiques, phytopathologie. Mais très vite, le manque de moyens, malgré le dévouement du personnel rétribué et des bénévoles, ne permettra pas le développement initialement prévu.

En 1961, on remarque dans le Bulletin la première annonce concernant un enseignement universitaire de médecine tro­picale.

Le pas est franchi dans les années 1980, quand, pour pallier une assistance de moins en moins assidue, le Bureau de la SPE organise des conférences didactiques en début de séance auxquelles les étudiants en médecine tropicale parisiens sont conviés. L’intérêt porté à ces conférences s’émousse hélas assez rapidement, peut-être en raison d’une publicité insuffisante au niveau des facultés. La dernière séance de la SPE comportant une conférence d’enseignement fut celle du 10 février 1999. Par ailleurs de nombreuses personnes en activité ne pouvant que très difficilement se libérer le mercredi après-midi pour assister à des séances traitant de sujets divers qui ne les inté­ressaient pas toutes forcément, il y eut de plus en plus de demandes pour l’organisation de séances thématiques. Cel­les-ci étaient plus difficiles à organiser, car elles nécessitaient l’élaboration d’un programme et l’invitation de conférenciers venant parfois d’assez loin. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, le conseil décida d’alterner les deux for­mules : séances thématiques et communications libres. Ces modifications concernant l’objectif et le rythme des séances, qui n’étaient plus mensuelles, se firent sous les présidences de Marc Gentilini et d’Alain Chippaux.

Enfin, depuis 2005, la SFMTSI parraine le cours international francophone de vaccinologie.

La première séance délocalisée a résulté des circonstances. En juin 1940 en effet, les événements dramatiques qui secouent la France empêchent, pour la première fois, la tenue de la séance men­suelle réglementaire à l’Institut Pasteur. Le président Roubaud réunit les communications prévues pour les publier directement et la séance de juillet se tient à Montpellier, sous la présidence de R. Pons, secrétaire général. Le retour à l’Institut Pasteur se fait dès novembre.

D’autre part, au cours de chaque congrès international orga­nisé par la SPE, une séance délocalisée de communications libres est prévue, en satellite, afin de faciliter aux adhérents locaux la présentation de leurs travaux en supprimant, pour eux, la contrainte de respecter les règles de présentation stric­tes des communications orales ou affichées du congrès. Depuis 2000, les séances délocalisées se sont multipliées tant en France que dans les pays d’outre-mer pour faire davan­tage participer les membres de la SFMTSI résidant hors de France métropolitaine, membres étrangers en particulier, à la vie de la Société.

Sous la présidence de Pierre Saliou, des comités locaux de la SPE sont formés dans les départements français d’Outre-mer et des correspondants nationaux sont nommés dans des pays étrangers.

Créé sous l’impulsion de B.-A. Gaüzère et P. Aubry à la fin de l’année 2002, le comité local de la Réunion a été officia­lisé en 2003. Depuis, il se réunit une à deux fois par an. Les résumés des communications sont régulièrement publiés dans le Bulletin. Le 4 novembre 2004, B. Carme a organisé à Cayenne la première réunion du comité local de Guyane, vite devenu comité régional Antilles-Guyane. Ce comité s’est de nouveau réuni à Cayenne le 28 novembre 2005 et à Fort-de-France le 14 février 2007. Les résumés des communications sont égale­ment publiés dans le Bulletin. Dans la perspective de développer les relations internationa­les, le Conseil d’administration de la société a décidé, en 2004, de coopter des correspondants nationaux, obligatoirement citoyens des pays qu’ils représentent, et dont le mandat de quatre ans coïncide avec celui du Président de la Société.

Prix Noury-Lemarié

Le prix Noury-Lemarié a été créé le 14 février 1980, pour récompenser un travail de pathologie tropicale, soit de recher­che fondamentale, soit de recherche épidémiologique, clini­que, thérapeutique, présenté à une séance de la Société de pathologie exotique par un jeune chercheur et publié dans le Bulletin.

Le Dr Noury était né à Saint-Malo en septembre 1898 et, après son internat à l’hôpital Pasteur, avait été assistant d’Albert Calmette de 1930 à 1932. Il fut appelé par Georges Blanc à l’Institut Pasteur de Casablanca, lorsque celui-ci le créa en 1932. Il y resta jusqu’à son départ en retraite en 1965. Résidant l’hiver à Paris, il était hébergé dans les locaux de la SPE. À sa mort, en 1977, Mme le Dr Gilberte Noury fit un don généreux en souvenir de son époux et de son oncle Lemarié, d’où le nom donné au prix créé en reconnaissance de ce geste.

Tous les bénéficiaires de ce prix ont fait carrière au service de la pathologie exotique. Plusieurs d’entre eux sont restés étroitement liés à notre Société et l’un d’eux est même un des actuels vice-présidents.

En 1997, le fonds consacré à ce prix étant épuisé, il a été rem­placé par une bourse de la SPE.

Prix-bourse Rouyer-Mugard

Le Dr Rouyer et sa femme Hélène travaillaient sur les protistes ophryoglènes et euglènes, dans le laboratoire de R. Deschiens, installé dans le local de la SPE du pavillon des « IPOM ». À la mort de son mari, en 1983, Mme Rouyer-Mugard poursuivit, seule, les travaux de son mari et décida de financer un prix-bourse à attribuer à des étudiants ou de jeunes chercheurs remarqués par le conseil d’administration de la SPE. Ce prix disparut en 1996, avec la disparition de la donatrice.

Bourse de la SFMTSI

Cette bourse a été créée en 1997 par le conseil d’administration, sous la présidence de Marc Gentilini, pour aider des scientifiques de moins de 35 ans, déjà qualifiés, à mener des travaux personnels dans le domaine des maladies tropicales de l’homme et des animaux, de l’hygiène et des mesures sanitaires destinées à empêcher l’extension des épidémies et des épizooties d’origine exotique, de tout problème de médecine, de biologie et santé tropicales, ainsi que de ceux qui sont posés par les expa­triations et les voyages. Cet objectif reprenait les propres termes des statuts de la Société.

De 2003 à 2007, la bourse a été attribuée chaque année à un doctorant de moins de 35 ans, sur une théma­tique tropicale pour un travail dans un protocole de recherche partagée Nord-Sud comportant obligatoirement un travail de terrain complémentaire au travail de laboratoire.

En 2013, elle a été remplacée par le Prix de thèse qui couronne chaque année une thèse d’exercice soutenue dans une université française en médecine, médecine vétérinaire ou pharmacie portant sur un sujet de médecine tropicale. Il est remis par le Président de la SFMTSI au cours des « Actualités du Pharo » organisées à Marseille par le GISPE (Groupe d’intervention en Santé Publique et en Epidémiologie).

Prix Robert Deschiens

Ce prix a été fondé et attribué pour la première fois en 2014, en hommage à Robert Deschiens, membre bienfaiteur de la SPE. Il est attribué chaque année par un jury de spécialistes choisi par les membres du Bureau de la SPE à un jeune chercheur (moins de 35 ans) ou à une équipe du réseau internationale des instituts Pasteur (RIIP) pour un travail portant sur un sujet de recherche fondamentale ou appliquée concernant l’amélioration de la santé en zone intertropicale, et présenté lors de la réunion annuelle du Réseau. Il est remis au lauréat par le président de la SFMTSI lors de la réunion annuelle du RIIP.

1908-1920 Émile Marchoux (1862-1943)

1908-1920 Félix Mesnil (1869-1938)

1920-1924 Émile Brumpt (1877-1951)

1919-1932 Émile Roubaud (1882-1962)

1925-1930 Charles Joyeux (1881-1966)

1930-1934 Marcel Leger (1878-1934)

1931-1978 Robert Deschiens (1895-1978)

1935-1946 René Pons (…-1967)

1946-1950 Jean Colas-Belcour (1894-1975)

1951-1965 M. Riou (…-…)

1966-1973 Auguste Rivoalen (1898-1985)

1973-1975 Roger Reynaud (…-…)

1975-1995 André Dodin (1926-1995)

1978-1982 Louis Lamy (1914-1997)

1984-1994 François Rodhain (né en 1939)

1995-1999 Alain Chippaux (né en 1928)

1995-1999 Yves Buisson (né en 1948)

1999-2002 Jean-Pierre Nozais (1935-2010)

2003-2006 Yves Buisson (né en 1948)

2007-2014 Sixte Blanchy (né en 1949)

2015-Actuel Jacques Chandenier (né en 1955)