Missions et thèmes majeurs de la société

La Société Francophone de Médecine Tropicale et Santé internationale a pour mission depuis sa fondation l’étude des maladies tropicales de l’homme et des animaux. S’adaptant aux défis de la médecine tropicale en termes d’enjeux de développement et de durabilité, elle focalise son attention sur plusieurs thèmes prioritaires :

Les maladies tropicales négligées
Le paludisme
Vaccinologie
Les maladies émergentes
« Une seule santé » (One Heath)

REVUE MTSI

La société publie la revue Médecine Tropicale et Santé Internationale, dont les articles sont publiés sans frais pour les auteurs et en libre accès. Avec cette revue scientifique, unique dans son domaine la société remplit sa mission de facilitation des échanges scientifiques et médicaux sur les maladies et la santé en milieu tropical, dans l’espace francophone.

Newsletter

La Société Francophone de Médecine Tropicale et Santé Internationale publie une newsletter qui informe ses abonnés sur la vie de la société, propose des articles d’actualité sur ses domaines d’intérêt et liste les articles récemment parus sur le site de la revue.

Contribution à l’enseignement et à la formation continue

Jusqu’en 1980, l’enseignement n’avait pas été vraiment le souci de la Société ; il ne figurait d’ailleurs pas dans ses objectifs. On peut cependant considérer que le soin de conserver documents et échantillons scientifiques envoyés par les membres éloignés travaillant sur le terrain et la constitution d’une bibliothèque réunissant périodiques et ouvrages reçus ou acquis étaient l’amorce d’une action de formation.

Un effort allant dans le même sens peut être trouvé dans la création, en 1943, d’un centre de documentation de pathologie exotique, distinct de la bibliothèque et organisé en six sections : microbiologie, parasitologie, pathologie humaine, patholo­gie vétérinaire, sciences pharmaceutiques chimiothérapiques, phytopathologie. Mais très vite, le manque de moyens, malgré le dévouement du personnel rétribué et des bénévoles, ne permettra pas le développement initialement prévu.

En 1961, on remarque dans le Bulletin la première annonce concernant un enseignement universitaire de médecine tro­picale.

Le pas est franchi dans les années 1980, quand, pour pallier une assistance de moins en moins assidue, le Bureau de la SPE organise des conférences didactiques en début de séance auxquelles les étudiants en médecine tropicale parisiens sont conviés. L’intérêt porté à ces conférences s’émousse hélas assez rapidement, peut-être en raison d’une publicité insuffisante au niveau des facultés. La dernière séance de la SPE comportant une conférence d’enseignement fut celle du 10 février 1999. Par ailleurs de nombreuses personnes en activité ne pouvant que très difficilement se libérer le mercredi après-midi pour assister à des séances traitant de sujets divers qui ne les inté­ressaient pas toutes forcément, il y eut de plus en plus de demandes pour l’organisation de séances thématiques. Cel­les-ci étaient plus difficiles à organiser, car elles nécessitaient l’élaboration d’un programme et l’invitation de conférenciers venant parfois d’assez loin. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, le conseil décida d’alterner les deux for­mules : séances thématiques et communications libres. Ces modifications concernant l’objectif et le rythme des séances, qui n’étaient plus mensuelles, se firent sous les présidences de Marc Gentilini et d’Alain Chippaux.

Enfin, depuis 2005, la SFMTSI parraine le cours international francophone de vaccinologie.

> Voir les principales formations françaises en médecine tropicale

Manifestations scientifiques

La Société organise deux journées scientifiques par an sur des thèmes de médecine tropicale à Paris en mai et en novembre, généralement à l’Institut Pasteur ou à l’École du Val de Grâce. Voir les comptes rendus.

Tous les quatre ans, la Société organise son Congrès international, en collaboration avec une Société savante francophone étrangère. Les comptes rendus sont disponibles ici.

La Société parraine ou participe à des manifestations scientifiques organisées par d’autres sociétés savantes ou groupes de recherche sur des thèmes la concernant. Archives disponibles ici. Dans certaines conditions, un soutien matériel peut être apporté à des manifestations se déroulant dans les pays du sud.

Médaille d’or

La médaille d’or de la SFMTSI est destinée à honorer, depuis 1927, des personnalités scientifiques éminentes et militantes dans le domaine de la médecine tropicale. Attribuée sans distinction de nationalité, elle récompense l’auteur de travaux entrant dans le cadre de la société et dont le dernier remonte à moins de dix ans. Voir les lauréats

Prix et bourses de la SFMTSI

La SPE a attribué de nombreux prix et bourses depuis sa création. A ce jour deux prix continuent à être attribués.

Prix de thèse

Il couronne chaque année une thèse d’exercice soutenue dans une université française en médecine humaine, médecine vétérinaire ou pharmacie portant sur un sujet de médecine tropicale. Crée en 2013, il est attribué par un jury choisi par le président de la SFMTSI parmi des universitaires français, les membres du comité de rédaction élargie du Bulletin de la SFMTSI et ceux du Service de Santé des Armées. Il est remis par le Président de la SFMTSI au cours des « Actualités du Pharo » organisées à Marseille par le GIPSE (Groupe d’intervention en Santé Publique et en Épidémiologie). Les thèses présentées doivent avoir été soutenue l’année précédant leur soumission.

Inscription

Prix Robert Deschiens

Ce prix a été fondé et attribué pour la première fois en 2014, en hommage à Robert Deschiens, membre bienfaiteur de la SFMTSI. Il est attribué chaque année par un jury de spécialistes choisi par les membres du Bureau de la SFMTSI à un jeune chercheur (moins de 35 ans) ou à une équipe du réseau international des instituts Pasteur (RIIP) pour un travail portant sur un sujet de recherche fondamentale ou appliquée concernant l’amélioration de la santé en zone intertropicale, et présenté lors de la réunion annuelle du Réseau.

Inscription
  • 2018

    Moritoshi Iwagami pour sa communication orale « Rapid increase and northward spread of artemisininresistant Plasmodium falciparum in Laos » (symposium RIIP 2018)

     

  • 2016

    Elisabeth Ravaoarisoa pour son travail intitulé « Évaluation de l’impact des stratégies de lutte contre le paludisme mises en oeuvre pendant 10 ans à Saharevo, Madagascar: utilisation d’un test sérologique multiplex à base de microbilles pour cibler simultanément les biomarqueurs Plasmodium et Anopheles » (symposium RIIP 2016)

     

  • 2015

    Anne Lavergne pour ses travaux sur l’identification de nouveaux virus chez les rongeurs sauvages en Guyane française (symposium RIIP 2015)

     

  • 2014

    Benoît Witkoswki pour ses travaux sur la résistance de Plasmodium falciparum à l’artémisinine au Cambodge (symposium RIIP 2014)