Est-il nécessaire de rappeler la description princeps de l’hématozoaire du paludisme par Alphonse Laveran en 1880 ? Ses travaux, accueillis avec scepticisme, ne seront ainsi reconnus par l’Académie des Sciences qu’en 1889. Dans les mêmes temps, les malariologistes italiens Ettore Marchiafava et Angelo Celli identifient les diverses espèces d’hématozoaires et créent le mot Plasmodium. Soupçonné depuis des siècles, le rôle des moustiques dans la transmission de ces agents pathogènes est ensuite prouvé par Ronald Ross en 1898.

Médecin militaire peu soutenu par sa hiérarchie, A. Laveran intègre l’Institut Pasteur à partir de 1889 et y continue ses travaux sur les protozoaires pathogènes pour les hommes et les animaux, en particulier sur les trypanosomes et sur les leishmanies. Attentif à la santé publique et à la prévention des infections, il s’investit dans les Ligues contre le paludisme en Corse et en Algérie. Le prix Nobel de médecine et de physiologie lui est attribué en 1907 pour l’ensemble de ses travaux sur les protozoaires. A. Laveran utilise ce prix pour créer au sein de l’Institut Pasteur le laboratoire des maladies tropicales et fonde en 1908 la Société de Pathologie Exotique dont il est le premier président.

La Société francophone de médecine tropicale et santé internationale, SFMTSI qui succède à la Société de pathologie exotique, contribue très logiquement à l’organisation du colloque à l’occasion du centenaire de la mort d’Alphonse Laveran. Ce colloque se tiendra le 24 novembre 2022 à l’école du Val-de-Grâce. La Société y sera présente au travers de présentations en rapport avec les travaux fondamentaux de Laveran et avec ses activités de santé publique. La Journée scientifique d’automne de la SFMTSI qui aura lieu la veille intégrera ainsi cette manifestation.

Programme

Contact : Jean-Paul Boutin ([email protected])