Prévue depuis 2019, l’organisation d’un congrès conjoint de cinq sociétés savantes œuvrant dans le domaine de la médecine tropicale relevait de la gageure en cette période. C’est pourtant ce qui s’est passé les 1, 2 et 3 décembre 2021 à partir de Yaoundé, au Cameroun, avec un format de travail associant le présentiel et le distanciel.

Sous l’égide de la Société Africaine de Parasitologie-Mycologie (SoAP), dont c’était le dixième congrès, associée pour la circonstance à la Société Francophone de Médecine Tropicale et Santé Internationale (SFMTSI), à la Société Africaine de Venimologie (SAV), et aux Sociétés Camerounaises de Parasitologie (SCP) et d’Epidémiologie (CaSE), cette manifestation avait pour titre : « Mutualiser les efforts des sociétés savantes pour lutter contre les maladies tropicales ».

Cinq sessions plénières avec deux conférences chacune ont alterné avec six séances de quatre sessions de déroulant en parallèle sur des thèmes différents. Ce sont ainsi dix conférences d’actualité, 133 communications orales et 64 communications affichées qui ont pu être retenues dans le programme de ces trois journées. Les présentations devraient être rapidement disponibles sur le site de la SoAP.

Yaoundé et Cotonou avaient été retenus pour les séances en présentiel, et les sessions parallèles étaient gérées en distanciel par la société prestataire à partir de Lomé, Abidjan, Libreville et Douala.

La tenue quasi complète, sur les trois jours, de tous les événements de cette première édition d’organisation si particulière est encourageante. Elle a permis de riches échanges intra et intercontinentaux, et la création de liens inter-équipes qui ne demandent qu’à fructifier. Elle a par ailleurs permis d’identifier avec précision les quelques points qui devront être corrigés pour une éventuelle future manifestation similaire.

Jacques Chandenier, SFMTSI

En haut : Site de Yaoundé (photo SFMTSI)
En bas : Site d’Abomey-Calavi lors de la session parallèle sur les envenimations ophidiennes (photo A. Zassi-Boulou)